07 novembre 2009
Sweet tunique
Lors de ma dernière virée parisienne, j'avais dégoté chez Sacrés Coupons un tissu à base de laine tout doux et duveteux semblable au sweat par sa couleur gris chiné.
J'imaginais une robe plutôt loose pour un effet cocoon, le modèle D du Stylish Dress Book 2 constituerait une base idéale avec quelques modifs comme une patte de boutonnage XXL, des manches rallongées et le bas arrondi façon liquette de grand-père.
En théorie, j'y crois à mort. Mais une fois montée, grosse déception, la robe ressemble à une vieille chemise de nuit informe. Si elle n'avait pas été en laine, je l'aurai conservée pour un usage unique sous la couette, du tue-l'amour en puissance.
Dans un sursaut de motivation, je décide de la couper franchement, exit la robe, ce sera une tunique. Nouvelle complication : l'ourlet. Déjà, sous le fer, je ne le sentais pas. Vous connaissez pire que marquer un double-rentré en arrondi sur un tissu mou ? Moi pas.
Une fois piqué, mes doutes se sont confirmés, ce foutu ourlet se tortille dans tous les sens et pas question de dégainer le découd-vite, tant pis je recoupe. A ce rythme, il n'en restera plus grand-chose. La solution ? Remplacer l'ourlet par un biais coordonné. Contre toute attente, le résultat dépasse mes espérances. Cette finition structure à mon goût la tunique.
Je vous passe les épisodes des bas de manches et autres, je vous ai déjà bien saoulé avec ces considérations techniques hautement barbantes et mémérisantes.
Photos ?
Version saturday outfit, on ne peut plus basique, un jean, un teesh (en coton bio quand même) des boots et basta. Confort absolu, j'irais bien faire une petite sieste tiens !
Réchauffons ce cou tout nu avec un foulard, et complétons la panoplie avec un couvre-chef de saison
Jean slim H&M - TS coton bio Decathlon - Foulard soie Promod - Trilby Les Halles (Paris) - Boots cloutées La Redoute
Dans une autre version toujours à base de jean avec du short d'été recyclé et tunique ceinturée.
Foulard Epice - Short Promod - Ceinture cuir fauve Zara - Collant NewLook
Un petit tuto express pour la patte de boutonnage :
Pour un tuto complet, je vous recommande celui-ci
Excellent week-end !
06 novembre 2009
In the navy
Certaines ont deviné le contenu du deuxième colis La Redoute : un manteau, plus exactement un caban légèrement oversize.
Très plébiscité l'hiver dernier, il mérite encore sa place de must-have incontournable cette année par sa coupe intemporelle, une valeur sûre à mon goût.
Sans surprise, ceux d'Isabel Marant m'ont bien fait saliver bien que totalement hors-budget :
Et au détour de la page 34 du gros catalogue, je repère un caban revisité dont les détails retiennent toute mon attention : coupe oversize, manches raglan retroussables, 4 poches à rabat, le tout avec 70 % de laine.
Cerise sur le gâteau, le manteau bien chaud passe à 77,94 euros avec 40 % de réduction + frais de port offerts. Voyez vous-même ici :
Puisque on va se le trimballer pendant une paire de mois jusqu'à ne plus pouvoir le supporter dès fin janvier, autant le choisir le plus confortable possible, je l'ai donc pris une taille au-dessus histoire de caser dessous mes petites vestes et autres tuniques loose homemade sans ressembler à un bonhomme Michelin.
Une fois terminé (un jour), mon snood rouge sera le bienvenu pour faire twister cette douce couleur bleu nuit. Heureusement, la version fourrure arrive à point nommé avec ce baromètre en chute libre.
Désolée, je crois bien que le sourire est resté au fond des 4 poches, le balai est pourtant rangé à la cave et non dans un endroit inapproprié, si vous voyez ce que je veux dire.
Assez causé shopping, je précise au cas où que ce billet, tout comme le précédent, n'est nullement sponsorisé, juste l'envie de partager quelques bons plans avec vous.
Demain, si tout va bien, je vous présenterai une petite créa, entre la sweet tunique ou le haut de pyjam', mon coeur balance, affaire à suivre...
04 novembre 2009
Chloé like
Ouvrir un colis La Redoute, c'est un peu comme ouvrir un cadeau de Noël. L'excitation est au rendez-vous. En déballer deux d'un coup, c'est la fête à la maison.
Avant de passer commande, le rituel sacré est toujours le même : coller des post-it sur mes pages favorites et attendre une réduction substantielle.
Outre le gros catalogue, La Redoute envoie plusieurs fois par an des petits formats remplis de nouveautés plus ou moins alléchantes. Dans le dernier, un article a particulièrement retenu mon attention.
Ces petites boots ne sont pas sans rappeler les Susan de Chloé avec ses sangles cloutées. Disponibles à un prix divisé au mois par 10 par rapport au modèle original, elles méritent d'être scrutées de plus près.
Petit comparatif entre les Chloé et celles de La Redoute
Les rouges de Sienna Miller (crédit photo : Elle.fr)
La Redoute, que vous trouverez ici, en gris ou noir.
S'agissant d'une nouveauté, point de réduction mais les frais de port offerts, c'est toujours ça de pris en restant dans un budget shoes raisonnable, le cuir semble de qualité et les finitions sont plutôt soignées.
En un mot : approuvées, moins par L'Homme qui m'a rappelé d'un ton agacé que mes pneus de voiture attendaient d'être changés, fatigant son côté pragmatique quand même.
Passons à l'essai :
Tunique loose homemade - Liquette soie H&M - Foulard H&M (en ce moment) - Jean slim H&M
Parfaites avec un slim, elles chahuterons aussi une jupe ou une robe un peu stricte. Voilà pour le premier colis, vous vous interrogez peut-être sur le contenu du second, je ne vais pas tout vous livrer en une seule fois, vous risqueriez une indigestion visuelle.
Ce que je peux vous révéler, c'est qu'il s'agit d'une pièce maîtresse dans tout dressing d'hiver qui se respecte et du bon plan par dessus le marché.
En parlant de révélations, je vais vous en confier 7 pour répondre à Laure qui m'a décerné un award d'awesome blogger, merci Laure d'avoir pensé à moi même si j'avoue ne pas être une grande fan des tags en général.
Quelles sont les règles ?
Remercie celui qui te l'a donné. Dis nous 7 choses que tes lecteurs ne savent pas de toi. Mets les liens de 7 bloggueurs. Préviens les qu'ils ont gagné un Award à leur tour.
1) Je ne pratique aucun sport, mais le ménage en serrant les fesses, ça compte, non ?
2) J'ai plus de patience en couture qu'avec mes 3 lardons. A choisir entre le doux bruit de ma MAC et les cris stridents de mes enfants, vous opteriez pour quoi vous ?
3) Je suis fan des Feux de l'Amour, Victor et Nicky Newman n'ont aucun secret pour moi. Et je ne suis pas la seule...
4) Je pourrais me damner pour les gaufres de chez Meert bourrées de beurre et parfumées à la vanille de Madagascar, vous êtes d'accord avec moi les ch'tites girls ?
5) J'ai failli m'appeler Chloé
6) Je sais changer un pneu en 15 mn
7) Le point 6 est archi-faux
Comme Sarah, je ne balance pas la patate chaude, libre à vous de faire quelques révélations croustillantes sur vos blogs.
02 novembre 2009
Snood toujours
L'écharpe-tube ou snood, rebaptisé ainsi par Burberry, voilà la seule pièce en maille qui rentre dans le champ de mes compétences tricotesques.
En découvrant l'hiver dernier cet objet de toutes les convoitises chez Kookaï dont les prix s'envolaient sur Ebay, j'ai pu sortir mes aiguilles et m'en confectionner deux. Au grand désespoir de l'Homme dont l'humeur vire au cafard sans nom quand il me voit tricoter, le vieux cliché de la mamie au coin du feu.
Le tube de l'hiver 2008 sold-out en quelques semaines.
Et les miens :
Une version en violet un peu faiblard aujourd'hui, il a déjà bien vécu
Perfecto Zara - Robe Comptoir des Cotonniers - Jegging H&M - Ceinture NewLook - Bottes Minelli
Et un beige-taupe, couleur très proche du Kookaï. Eh oui, quand on copie, autant ne pas faire les choses à moitié.
Pour les réaliser, j'avais utilisé une laine assez épaisse sur des aiguilles 8, histoire d'aller un rien plus vite, soit 80 mailles avec 4 pelotes env. "Vermont" from la Lainière de Wazemmes. Tellement agréables à porter et bien chauds, j'ai forcément eu envie de recommencer cette année, en version flashy cette fois-ci.
Un beau rouge franc en pure laine mérinos ultra-douce, toujours de la lainière de Wazemmes. Comme la laine est fine, je la tricote en double sur des aiguilles 6.
C'est à ce moment que j'ai rencontré un problème de taille : les pelotes se sont emmêlées au point d'appeler L'Homme à la rescousse, le pauvre. J'ai aussi sollicité Mademoiselle K qui m'a apporté illico quelques solutions bien pratiques comme séparer les pelotes en les tricotant, merci Karyn !
Autre contrainte : je suis loin, mais alors très loin d'être le Lucky Luke du tricot.
Pas moins d'une semaine pour tricoter 20 malheureux centimètres, cela vous donne une idée de ma rapidité. Mon objectif ? Etre prête le 13 pour participer for the very first time au Trico'13. En comptant une hauteur finale de 50 cm environ, le défi n'est pas gagné, je sais.
Outre la dead-line du trico'13, j'ai trouvé une motivation supplémentaire sous la forme d'une sublime photo, jugez plutôt l'allure folle de cette fille avec son snood rouge (entre autres) :
Crédit photo : Café Mode
Le défilé Burberry a donc présenté des snoods torsadés mais aussi en version fourrure de toute beauté.
Pour la torsade, je passe mon tour (hors compétences). Par contre, en fourrure, je tenterais bien une copie de ce doudou de cou. Je retrouve donc dans mes vieux stocks un reste de fausse-fourrure conservé précieusement.
En quelques coutures, le col est prêt et la moitié de la maison est parsemée de poils, une horreur ce machin. J'ai passé presque autant de temps à aspirer chaque recoin qu'à réaliser mon fur-snood, passionnant.
Difficile de vous donner un tuto, j'ai pas mal bidouillé pour effectuer la couture du bas, je peux au moins vous donner les dimensions de la fourrure à couper : 52 cm de large X 72 cm de long pour obtenir un snood de 25 x 70 cm.
Le snood, très peu pour vous mais vous êtes l'amie des bêtes ? Voici une version plutôt séduisante :
Simple et efficace, classe quoi.
Sur ce, bon début de semaine !
30 octobre 2009
Foutue veste
Il y a encore peu de temps, le tissu matelassé faisait immanquablement référence aux vestes archi-tradi du type Barbour, Cyrillus ou Jacadi, on n'était pas là pour rigoler.
A l'exception du mythique sac Chanel (un jour j'en aurai un, foi d'Anaïk), cette matière était peu plébiscitée dans les collections. Il a fallu attendre 2009 pour que le génie de quelques créateurs lui injectent un souffle nouveau et déclinent ses capitons douillets de la tête aux pieds.
Prenons deux grandes maisons de couture pour réaliser à quel point le matelassé peut dépasser la doudoune de survie.
Balmain
Chanel et la brit-girl Lily Allen, sacrément à son avantage sur cette campagne.
A défaut d'adopter son sac, ses manchettes seront un jour ou l'autre à mes poignets en version DIY, ces mignonnes petites choses ne doivent pas être bien compliquées à réaliser.
Avec de telles inspirations, il ne m'en fallait pas plus pour désirer une pièce matelassée homemade dans mon dressing. Le défi "J'ai rien à me mettre - Acte IV" arrive à point nommé, l'enjeu de celui-ci ? La veste sous toutes ses formes.
Un grand merci à Carole, Karen et Karine pour cette nouvelle initiative.
Mon projet ? Une petite veste chanelisante. En théorie, aucun souci, je prends comme Aurélie le patron du manteau L (Stylish Dress Book) déjà réalisé cet été comme la moitié de la blogo, en zappant les pièces froncées du bas et en ajustant les manches, je devrais y arriver.
En pratique, l'affaire s'est corsée pour se transformer en enfer couturesque. Me rappelant que le dos était un peu juste sur la version manteau, j'ai ajouté 2 cm sur la pliure, avec un résultat à double tranchant. Un confort indéniable mais un effet parachute au dos des plus inesthétiques.
La solution ? La pire qui soit : découdre tout le bas pour reprendre les côtés, sachant qu'elle est entièrement doublée et surpiquée (et épaulée). Je vous laisse imaginer ma tronche, mes lardons n'avaient pas trop intérêt à broncher pendant que je m'excitais sur mon découd-vite.
Par chance, ils ont été chous au cours de ce grand moment de solitude, ma fille m'encourageait comme elle pouvait "vraiment, t'as pas de chance avec ta veste maman". C'est peu de le dire.
Malgré tout, j'en suis venue à bout et en dépit de quelques erreurs irréversibles, j'en suis satisfaite.
Je vous la présente avec une nouvelle pièce que je convoitais : un jean enduit. Pour 29,90 euros, je vous laisse en deviner sa provenance. H&M of course, je n'avais pas foulé les terres suédoises depuis quelques temps et ma visite se révéla fructueuse.
La coupe est parfaite, les détails rocks présents avec les zips aux chevilles et un aspect enduit bien dosé tout en évitant l'effet cartonné.
Et au cou, vous avez remarqué cette touche de couleur ? Attention, c'est du lourd, rien de moins que la marque Epice. Des foulards aux matières nobles et couleurs chatoyantes, du beau qui impose forcément un léger effort côté porte-monnaie.
Je la ramène, c'est un fait et vous savez quoi ? Je l'ai gagné. Un immense MERCI Frieda, je suis comblée grâce à toi et ton incroyable concours.
Assez causé, je file voir les créas des autres participantes.
28 octobre 2009
Jungle sautoir
A La Droguerie, on trouve des biais Liberty, qui l'ignore encore ? Mais on trouve aussi du biais léopard qui m'a inspiré dès le premier coup d'oeil pour un sautoir express, pile dans l'air du temps.
Il ne restait plus qu'à débusquer le pendentif qui constituera mon sautoir félin.
Du côté des boutons, cette grosse fleur et au comptoir, une plaque ciselée pour la compléter. La vendeuse me propose de le fermer par un noeud, comme des lacets sur une paire de baskets.
Sur ce coup là, je ne le sens pas, je veux une belle finition.
Un joli fermoir et en quelques minutes, la bête est autour de mon cou.
Le bouton fleur est fixé avec une perle de rocaille tube et du fil de fer.
On récapitule la liste des fournitures si vous vous sentez d'humeur bestiaire : 80 cm de biais - 1 gros bouton fleur - 1 plaque ciselée - 1 fermoir + attaches biais en métal - 1 perle de rocaille tube - du fil de fer.
Tellement simple et rapide à réaliser, j'ai déjà envie de le décliner avec du Liberty et des fleurs hautes en couleurs.
Côté look, il s'est tout de suite acoquiné avec ma blouse fétiche à manches gigot :
Et avec ma veste boyfriend vintage, je suis prête à arpenter le pavé, il est d'ailleurs temps d'en profiter car en lisant un récent titre absurde du ELLE "La veste, c'est le nouveau manteau", j'ai doucement ri. Même si je ne peux me passer de mon magazine hebdo, il faut bien reconnaitre que leurs titres à l'emporte-pièce manquent parfois de sens.
Bulles d'infos en parle mille fois mieux que moi dans un excellent billet.
Blouse homemade - Veste boyfriend Freep'star - Jean slim Promod - Cuissardes Eram
Sinon, J-2 avant le défi "J'ai rien à me mettre" - Acte III, j'espère être prête à temps, aperçu du work in progress :
Et vous prêtes pour vendredi ?
26 octobre 2009
Fan des années 80
Les épaulettes longtemps taxées de ringarditude extrême sont plus que jamais d'actualité en 2009, pile dans l'esprit revival 80's qui me plaît tant.
Une mode festive, comme un pied de nez à la crise, on ose désormais les paillettes et tissus glitter en pleine journée, les épaules surdimensionnées comme chez Balmain.
Ou juste marquées comme notre Sue Ellen internationale
Sans oublier les couleurs flashy telles que le rouge et le vert, ce dernier étant souvent boudé dans les collections. Une visionnaire cette Sue Ellen, pour le brush, je passe.
Lorsque j'ai exposé à ma mum mon projet couturesque d'un top à épaulettes, je l'ai sentie on ne peut plus dubitative. Elle ne garde pas en effet un excellent souvenir de ces petites choses qu'il fallait remettre en place toutes les 5 minutes. Ma conclusion ? Cette tendance 80's n'enthousiasme pas forcément toutes les générations.
Un peu comme si les gilets Marion Roth et les petits chiens Agatha de mes 15 ans (quoi, ça date !) revenaient sur le devant de la scène, je ne sais pas trop comment je les accueillerais. Avec ma mobylette bleue et mon sac à dos Liberto ou mieux Hervé Chapelier, la panoplie serait complète.
Je m'égare là, vous trouvez aussi, bande de mécréantes ?
Pour réaliser ma blouse, je souhaitais un modèle simplissime, je savais que j'allais charger la mule avec les papillons. J'ai donc utilisé un patron jap', le B du livre 64 pour être plus précise.
Très peu de modifs, j'ai juste ajouté 1,5 cm sur le milieu devant pour obtenir plus de fronces, fais les manches en un seul morceau et un poil plus ajustées.
Le tissu est une viscose from Toto qui fait bien la blague par son aspect et son tombé, beaucoup moins pour le coudre, il glisse autant que la fameuse anguille de Maïté, remember...
Une séquence culte vue et revue dans tous les bêtisiers qui me fait toujours autant hurler de rire.
Avec ce foutu tissu, je n'ai pas rigolé. Du tout. Il m'a fallu tout bâtir jusqu'aux ourlets sous peine de plis ultra-disgracieux sur l'envers. Vous voyez un peu le topo.
Et je ne vous parle pas des papillons que j'ai cousu patiemment à la main point par point. Quand je vois qu'Aurélie à cousu ses sequins à la machine, je ne suis pas énervée. Du tout.
Quant aux épaulettes, je les aies cousues en 3 points sur les coutures intérieures (épaules et côté des manches).
Côté looks, j'ai misé sur la formule "less is more" tout en pensant à vos commentaires sur mes deux derniers posts.
Version total look black, a priori, je ne prends aucun risque :
Col roulé H&M - Pantalon cigarette Zara - Boots André
Version, j'adoucis l'ensemble avec du gris :
Jean slim gris Promod - Cuissardes Eram
Version rentrée dans une jupe tulipe, façon executive woman :
Jupe tulipe homemade l'hiver dernier
Et enfin version casual en jean et trilby boyish :
Jean Zara - Bottes Minelli - Trilby quartier des Halles
Malgré toutes ces heures accordées, cette blouse est un pur plaisir à porter et le temps de chien de ce WE se prêtait plutôt bien à ce genre d'activités. J'ai même recommencé à tricoter, je vous en parlerai bientôt.
23 octobre 2009
Session de rattrapage
Lorsqu’on choisit de sortir des sentiers battus, et pas seulement sur un plan vestimentaire, deux options s’offrent à vous : ça passe ou ça casse, on a la win ou la big lose.
En lisant vos commentaires sur mon errance modesque d’hier, j’ai manifestement choisi la mauvaise.
Merci à toutes pour votre franchise sans détour, vous vous êtes lâchées, c'est le moins que l'on puisse dire et vous avez bien fait.
Dans cette histoire extrêmement grave et lourde de conséquence pour ma self-esteem (pensez-vous), j’ai aussi retenu une leçon de taille : faire confiance à L’Homme dont les goûts plutôt sûrs ont été très souvent sous-estimés jusqu’à présent. Vilaine épouse ingrate.
Je ne peux décemment pas vous laisser sur une mauvaise impression. Aussi, afin de redorer mon blason, si tant est que cela soit possible, je vous livre un autre look basé à nouveau sur une pièce estivale : le boyfriend bermuda.
Pour le coup, celui-ci m’a accompagné tout l’été et je compte sur lui pour passer l’hiver haut-la-main.
Tout est recyclé à l'exception de cette liquette en soie dégotée le mois dernier chez mon suédois préféré. Eh oui, même H&M est en mesure de proposer des matières plus nobles que la viscose ou le polyester habituels et pour un prix toujours compétitif (39,90 euros - 20 % de réduction offert ce jour là).
Sur ce je vous souhaite une bonne journée et d'excellentes vacances pour celles qui partent.
De mon côté, je tiens la baraque pendant cette période et je vous retrouve lundi si tout va bien avec une nouvelle créa.
A suivre...
22 octobre 2009
J'adopte ou j'oublie ?
Il fut un temps où porter des pièces d'été en hiver était totalement hors sujet. La mode d'aujourd'hui nous rend plus libres et permet de mixer les saisons dans nos vestiaires. Les petites pièces en coton ont désormais droit de résidence tout au long de l'année. Tant mieux, j'ai envie de dire.
Première tentative de recyclage d'été avec ma combinaison de pompiste, pas si étrennée que ça finalement.
Associée aux cuissardes, voilà une tenue ultra-confort et néanmoins anti-pratique, je ne vous fais pas de dessin.
Evidemment, quand ça ne moule pas, L'Homme n'aime pas. Il m'a demandé une fois encore d'effectuer la vidange de sa voiture, quel poète.
Je vous parlais récemment de son humour en tant que grande qualité, preuve en est qu'il est capable du meilleur comme... du pire.
Combinaison chambray Jacqueline Riu (si, si) - Marinière et foulard H&M - Cuissardes Eram
Petit billet sans la moindre nouveauté, et pourtant la MAC n'est pas au chômage dans mon nouvel atelier.
Juste le plaisir de vous présenter un look qui me plaît et vous demander votre avis. Ne vous fiez pas à ma tête de déterrée, une vilaine crève me lamine depuis quelques jours, bonjour mauvaise mine et nez en patate, vivement que ça se termine.
J'ai un retard phénoménal dans mes réponses à vos commentaires, vous avez largement le droit de râler. A ma décharge, L'Homme me pique le PC pour jouer au poker en ligne, comme si ses tournois réguliers n'étaient pas suffisants.
20 octobre 2009
Green day et tuto !
Dans une rubrique mode du ELLE la semaine dernière, on pouvait lire noir sur blanc : "arborer une veste officier, c'est le commandement fashion de l'automne" avec une belle sélection à l'appui.
Je veux bien me tenir au garde à vous avec cette tendance mais pourquoi se cantonner aux vestes ?
On peut aussi détourner les codes officier en les transposant sur une robe, non ?
C'est ce que je me suis amusée à faire ce WE en photographiant chaque étape de sa réalisation pour vous préparer un tuto le plus complet possible et vous permettre, si le coeur vous en dit, d'ajouter cette pièce à votre vestiaire.
Ce que j'aime dans cette robe, c'est qu'elle se suffit à elle-même. Aucune prise de tête côté associations, son champ d'action en la matière est très limité. Je lui ai simplement ajouté une ceinture fauve pour marquer la taille et réchauffer le ton sapin de la robe. Un col roulé pour les premiers frimas, des collants opaques, une paire de boots et basta.
J'ai fait l'essai avec les cuissardes, manquait plus qu'elles soient blanches, et je pouvais parader à un défilé de majorettes, à proscrire donc.
Col roulé H&M - Ceinture cuir fauve Zara - Boots André
Passons à la technique maintenant.
Les fournitures : 2 mètres de tissu (ici du velours milleraies vert sapin from Belgium), quelques chutes d'un tissu d'une autre couleur (ici du velours lisse noir), 50 cm de ruban et 1,50 m de passepoil coordonnés à ces chutes, et 6 boutons style militaire.
Si vous êtes plus dégourdie que moi, et que vous dégotez des brandebourgs de bonne facture, prenez-les sans hésiter, la partie plastron avec les bandes s'avère on ne peut plus chiante fastidieuse à réaliser.
Pour le patron de la robe, prenez-en un le plus basique possible, comme le H du Stylish Dress Book 2 (attention, il taille petit) ou le 14 du livre 5.
1) Tracez sur vos 1/2 patrons les empiècements d'épaules qui viendront s'ajouter au-dessus de la couture, à faire droit ou arrondi suivant vos envies :
En plaçant vos patrons épaule/épaule, pli de couture en moins, vous avez les repères pour dessiner le patron des empiècements.
A gauche le plastron devant : 21,5 X 17 cm et à droite les 2 empiècements d'épaules
2) Piquez le passepoil sur les bords externes du plastron et des pièces d'épaules
3) Piquer le plastron passepoilé (et repassé) sur le devant de la robe. En travaillant avec deux velours, j'ai pris l'option sécurité en bâtissant au préalable ce tissu ultra-glissant, une vraie saleté.
Faites de même avec les pièces d'épaule.
3) Découpez 4 bandes de tissu de 13 X 5 cm pour les futurs brandebourgs, pliez-les en deux end/end. Piquez la longueur uniquement, à 5 mm du bord en laissant une petite ouverture de 3 cm au milieu.
Vous obtenez donc un tube, écartez les coutures au fer en les plaçant au milieu, il ne vous reste plus qu'à piquer les côtés et retourner sur l'endroit
4) Disposez les 3 bandes obtenues (couture dessous) sur le plastron
Petit conseil non-réglementaire, collez-les légèrement, vous en baverez moins pour piquer le ruban au milieu de chacune.
5) Piquez le ruban au milieu en rentrant les extrêmités sous les bords des bandes.
Le plastron est enfin prêt à accueillir les boutons, il était temps. D'où l'intérêt des brandebourgs prêts à l'emploi si vous suivez bien.
Sans les boutons, il faut se rendre à l'évidence, ça ne ressemble à rien.
6) Piquer le biais d'encolure, de préférence à l'intérieur.
7) Piquer les manches en découpant au préalable les pièces de bas de manches (largeur : 10 cm, coutures comprises).
8) Piquer les côtés de la robe
9) Piquer le passepoil sur les pièces de bas de manches
10) Piquer ensuite les côtés de ces pièces end/end
11) Piquer ces pièces, l'endroit contre l'envers des manches
12) Retourner les pièces sur l'endroit et piquez-les sur l'extérieur des manches
Voilà, on a déjà vu plus poilant comme explications mais votre robe est prête !
Et vous, prêtes à vous lancer ?




















































































































